20130319

Métissages



Exposition temporaire du Musée des Beaux-Arts de Lyon, Métissages continue le cycle d'expositions de collections privées, engagé par l'institution depuis quelques temps. En effet, nous pouvons découvrir ici et jusqu'au 19 mai, l'ensemble des objets, dessins, sculptures que possède le couple Denise et Michel Meynet.
Une collection très habilement construite sur l'idée de métissage entre les cultures mais aussi les époques, les matériaux. Ce qui aurait pu ressembler à un joyeux bazar est finalement un accrochage bien pensé et très agréable à suivre.
C'est à voir ! Profitons-en, l'idée de montrer et de faire partager des collections privées est excellente... Surtout quand celles-ci sont intéressantes !
Le seul bémol, comme toujours dans ce grand musée est la situation des salles d'expositions temporaires, séparées en deux espaces très distants et qui nécessitent la traversée d'une partie de la collection permanente pour être visités !


Lien: Métissages au Musée des Beaux-Arts de Lyon

20130314

Biennale de Design - Saint-Étienne


Team R-Light 001 - Barré & Associés - groupe Zebra | Éditeur/entreprise : Raidlight - France

La Biennale de Design de Saint-Étienne débute officiellement aujourd'hui 14 mars 2013 !
Afin de présenter, en conférence de presse et devant notre Ministre de la culture la nouvelle FIFEA (Fédération Internationale de Football des Écoles d'Art), nous avons été invités au vernissage de ce grand rendez-vous du Design international.
Rapide tour à travers les expositions pas encore totalement finies, mais qui a permis de découvrir des innovations dans tous les domaines, certaines tout à fait bluffantes, d'autres tellement loin de la réalité que peu probables !
Parmi ces milliers d'objets, de créations, j'ai choisi cette chaussure Raidlight pour illustrer mon article car elle est un outil que je connais bien ! Une révolution pour le monde du running car l'idée est de pouvoir remplacer les pièces détachées sur la chaussure, à savoir les amortis, les semelles intérieures et extérieures, mais aussi pouvoir ajouter des accessoires pour s'adapter à tout type de sol (neige, sable, dur,...). Le Raidlight Custom Shoes System est sans doute le concept de la paire de chaussures de running la plus durable jamais créée. Bientôt commercialisée...
En attendant, elle est à découvrir à la Cité du Design de Saint-Étienne, jusqu'en septembre 2013.

Lien: Cité du Design

20130310

Dans mes yeux - Julie Noël


La perte - détail des 14 photographies de la série - 10x15cm - 2011

La Conserverie à Metz, du 27 février au 9 mars. Nouvelle galerie messine, dont la ligne d’exposition est orientée vers la photographie amateur, le souvenir de famille, les mémoires photographiques que l’on ravive tous alors que nous ouvrons l’un des nombreux albums photos chez nos parents !
Le travail de Julie Noël est taillé sur mesure pour cet espace ! Une exposition mêlant photos retouchées façon ciseaux et colle (hé oui, avant pomme+X pomme+V, on faisait comme ça), dessin et installation/objet avec une couverture de mouchoirs qui en dit long.
Son passé, sa mémoire, les traces d’une enfance que l’on imagine mouvementée, Julie Noël nous dépeint ici de façon très touchante et émouvante une partie de sa jeune vie.
Un accrochage qui mérite le coup d’œil…

Lien: C'était où ? C'était quand ? - La Conserverie

Les immémoriales


Cecilia Vicuña - Quipu Austral - Installation - rubans de laine non tissée, son - 2012

Comme souvent au FRAC Lorraine, uniquement des femmes sont à l’honneur dans cette exposition nourrie de mémoires vives de peuples andins, amérindiens ou australiens.
Agnes Denes, Monika Grzymala et Cecilia Vicuña investissent les lieux par leurs images, installations et univers variés.
Cecilia Vicuña rend hommages aux systèmes d’écriture des peuples andins en en créant des poèmes visuels dans son Quipu Austral. Accompagnés du son de la voix de l’artiste qui s’adresse de façon chamanique à la terre et aux ruisseaux, ces longues lignes s’élevant tels des troncs amazoniens perdent le visiteur dans une ambiance nostalgique d’un temps passé, mais bien en face de la réalité des choses.
Une invitation à se souvenir des traditions balayées par la colonisation et de la disparition progressive des populations indigènes, de l’eau, du bois et de la terre…
A voir, jusqu’au 23 juin.

Lien: Les Immémoriales - FRAC Lorraine

Une brève histoire de lignes


Conçue à partir des collections du Centre Pompidou, cette exposition propose effectivement une brève histoire des lignes. Non pas que l’exposition soit petite, mais le thème tellement vaste qu’il est difficile, voire impossible de ne pas le balayer que partiellement… Brève donc dans sa chronologie (de 1925 à nos jours), on passe d’une époque à l’autre, d’une ligne à l’autre très rapidement. Le fil conducteur ne s’y perd pas mais il est relativement tendu !
Le projet est exclusivement axé sur la pratique du dessin et du tracé. Un parti pris intéressant car le dessin, aujourd’hui peu montré dans les grandes expositions, reste un socle pour l’art contemporain. Mais la ligne dépasse la feuille et la matérialité du trait sur le papier. La ligne sépare, relie, coupe, joint, emmène, dirige,…
Exposition présentée au Centre Pompidou Metz jusqu’au 1er avril.

Lien: Une brève histoire de lignes - Centre Pompidou Metz

20130228

Blue Time, Blue Time, Blue Time - Saâdane Afif



La répétition comme moteur de l’exposition. Partie de l’une de ses œuvres (« Reading R01 - Blue Time (2004) », Afif opère la répétition dans les différentes interprétations de sa pièce sonore, des textes qu’elle a pu inspirer, des variations qu’elle a engendrée. La première salle nous présente une série d’affiches d’expositions sérigraphiées, aux dates différentes, qui sont autant de vies antérieures du travail concerné.
Textuel, formel et performatif, le parcours offre une diversité importante mais une lecture relativement complexe.
Jusqu’au 28 avril à l’IAC de Villeurbanne.

Lien: Saâdane Afif à l'IAC

20130217

Anselm Reyle - ULTRACORE


Détail de l'installation dans "La rue"

Le Magasin – Grenoble – 16 février, vernissage.
Le Magasin est un lieu qui doit bien souvent effrayer les artistes par son immensité. Invités pour une exposition monographique le plus souvent, ils s’approprient l’espace de la rue (ouvert sur la verrière de l’entrepôt) en créant une œuvre in-situ.
Anselm Reyle aurait-il eu trop peur ? Sa production, pourtant si riche et généreuse, s’est écrasée ici dans la partie principale de l’exposition, la plus attendue aussi. Une sorte de défouloir de choses non gardées, détruites, brisées.
Une déception à peine effacée par le reste de l’exposition qui reflétait mieux le travail de l’artiste mais présentant finalement peu de pièces.
L’ultracore d’Anselm Reyle avait tout pour être un bel évènement. Il s’avère plutôt que l’exposition porte mal son nom…
Jusqu’au 5 mai.

Lien: Le Magasin CNAC

20130215

Jérémie Gobé - Monument aux mains


Porte - 2012

Lauréat du Prix de la Fondation Bullukian, Jérémie Gobé présente le travail effectué lors de la résidence le récompensant.
Scultpeur textile d’objets récupérés, sa « démarche vise donc à retrouver l’énergie qui a un jour habité ces objets. »
« Je veux échanger, rencontrer, transmettre. Je me lève pour ça. Je travaille : cuisinier, serveur, déménageur, gardien de nuit. Je visite : des usines, des villes, des inconnus. On me donne tant. Alors je passe du temps, répète des gestes, oublie ma main et peux penser, donner, échanger, transmettre à mon tour. »
Tout cela se ressent bien dans l’exposition, avec un travail qui a su s’inscrire dans la réalité lyonnaise.
C’était à voir jusqu’au 16 février 2013 !

Lien: Expositions Fondation Bullukian

20130127

Fiat Flux + Colloque



Part-Dieu.
Amis.
Michel Giroud.
Voiture.
Bouchons.
Saint-Étienne.
Sécurité.
Maciunas.
El Coyote.
Vitrines.
Ben.
Cartes à jouer.
Boîtes.
Vitrines.
Portières.
Nam June Paik.
Vitrines.
Colloque.
Ennui.
Lectures.
Traduction instantanée.
Exposer Fluxus.
Michel Giroud.
Politique.
Revue.
Initiales.
Voiture.


Lien:
Fiat Flux - MAM Saint-Étienne

20121226

Coquilles mécaniques

Michael Delucia - Cube (Blue/Orange) - 2011 - 244*244*2cm - Plaques de bois aggloméré

Le Centre Rhénan d'Art Contemporain d'Altkirch a invité la critique d’art américaine Joanna Fiduccia a proposer une exposition jusqu'au 13 janvier 2013.
En 1939, le jeune compositeur américain Conlon Nancarrow découvre le concept suivant dans le livre de Henry Cowell, théoricien de la musique : le défi que pose le développement des rythmes diversifiés de la musique avant-gardiste - à savoir une extraordinaire difficulté, voire impossibilité, à être interprétée fidèlement - pourrait être évité en composant pour un piano mécanique.*
Ainsi, l'exposition est articulée autour d'œuvres formellement ou conceptuellement mécaniques. De la vidéo à la photographie en passant par l'installation, différents axes de la réflexion sont développés dans les différents espaces, offrant une vision globale du travail de recherche effectué.
A voir.

*Extrait de l'introduction du journal de l'exposition.

Lien:
Coquilles mécaniques - CRAC Alsace

20121223

Au-delà du tableau


Le CRAC 19 de Montbéliard continue sur la même ligne, suivant l'exposition La peinture mode d'emploi (article), sur les questions de peintures contemporaines, la relation support/surface,...
Ce qui donne une exposition sans surprise, que l'on a l'impression d'avoir déjà vue. Jusqu'au 30 décembre.

Lien:
Au-delà du tableau au 19

20121222

Constellations - HOTEL de Benjamin Nuel

Vue d'un épisode d'HOTEL - série - production Lardux Films/Arte - 2012 10 films HD entre 5' et 10' - durée totale 75'

L'espace multimédia de Gantner propose pour la première fois une exploration de ses acquisitions récentes (2009-2010) dont un volet est présenté à la galerie du théâtre Granit de Belfort.
Hotel de Benjamin Nuel est un univers limité à une petite planète virtuelle sur laquelle évoluent des personnages archétypes de jeux vidéos stratégiques. Des soldats contemporains : terroristes et policiers. Mais on les voit s'ennuyer, se parler de choses plus absurdes les unes que les autres, être perturbés par des évènements paranormaux, ...
Une partie des vidéos avait été montrée lors d'une exposition à l'espace Gantner de Bourogne (article We can be Heroes). Ici, vous pourrez voir l'ensemble de la série, avec les 10 épisodes. Une projection de 75 minutes, qui nous absorbe totalement ! Un voyage dérisoire dans un monde en voie de disparition qui offre une vision à la fois humoristique et pathétique, un scénario digne d'un film hollywoodien devant lequel le spectateur n'est plus joueur.
C'était à voir... jusqu'au 22 décembre 2012.

Lien:
Benjamin Nuel au Granit

20121102

Tate Modern / William Klein – Daido Moriyama

William Klein - Simone et Nena, Piazza di Spagna, Rome - 1960, printed later.

Etape obligatoire lors d’un déplacement à Londres : The Tate Modern. La collection est gratuite (comme dans tous les musées londoniens d’ailleurs) et offre sur trois étages et demi un tour d’horizon de l’art moderne et contemporain (moins représenté). Une collection qui ne vaut pas celle présente au Centre Pompidou ou bien dans la Fondation Pinault ! Fini Damien Hirst (jusqu’au 9 septembre - et c’est bien dommage), l’exposition temporaire présentée jusqu’au 20 janvier montre l’artiste américain William Klein et le japonais Daido Moriyama, deux photographes. On y découvre un William Klein pas uniquement le plus grand photographe américain, mais aussi peintre, graphiste et compositeur d’images. Une traversée dans son expérience plastique qui nous amène à nous rendre compte de son intérêt pour les formes graphiques, typographiques,… retrouvées dans ses clichés. Le parallèle créé avec les photos de Moriyama apporte une profondeur à l’exposition. Une scénographie qui les fait se suivre et se compléter avec un même espace ou leurs œuvres cohabitent sans se faire face. Un travail photographique peu connu qui n’a rien à envier au géant américain. A voir. Le 14 novembre débute à la Tate une exposition qui s’annonce excellente : A Bigger Splash – Painting after Performance. Mais je n’y serai pas. Encore dommage.

Lien :
Tate Modern

20121101

The National Gallery / Richard Hamilton – The late works

Richard Hamilton

La National Gallery de Londres est l’un des plus grands musée du monde, conservant une collection exceptionnelle. Elle compte parmi ses œuvres, outres les impressionnants et locaux Turner, la Vierge aux rochers de Vinci, Les Ambassadeurs d’Holbein, le Portrait Arnolfini de Van Eyck, et des chefs d’œuvres de Rembrandt, Véronèse, Vermeer, Caravage,… C’est à voir !
L’exposition temporaire présentée du 10 octobre au 13 janvier s’intitule The late works, de Richard Hamilton.
Cet artiste majeur du XXe siècle, décédé en 2011, est adepte du montage photographique et de la composition pop. Bien que très courte, cette exposition est très belle et montre un travail qui mérite d’être mis en avant avec des œuvres très contemporaines.

Lien :
The National Gallery

20121028

Cage’s Satie : composition for museum / La Monte Young & Marian Zazeela



Au-delà du travail ici présenté - John Cage étant le seul a avoir reconnu Satie comme l’un des artistes majeurs du XXe siècle, nous comprenons la volonté d’en faire une exposition – se posent les questions de la monstration d’une œuvre sonore, de performance, de livrets de partitions et autres objets fragiles… En effet, le MAC choisi de tirer de grands posters des partitions écrites et de les montrer au mur afin d’occuper plus intensément l’espace immense d’exposition. Il choisit aussi de montrer les livres sous vitrines, avec un écran à côté, montrant un diaporama des pages de l’objet présenté. Ou encore, il choisit de montrer une pièce qui semble être magnifique, interactive et ludique faite de boîte à musique que le spectateur pourrait activer… mais un périmètre de sécurité et une interdiction formelle d’approcher l’œuvre l’empêche de le faire ! Quel Dommage ! Mais mieux vaut-il montré John Cage de cette façon ou ne pas le montrer ? Une institution telle que le Musée d’Art Contemporain de Lyon semble obligée de faire une exposition Cage, alors ils la font… mal.
Dans l’idéal, les performances seraient rejouées, les livres et carnet seraient feuilletés avec des gants blancs et un gardien auprès de chacun, les instruments seraient utilisables et l’écoute des pièces en serait bien plus fidèle à la volonté de l’artiste. Enfin il me semble. Mais a-t-on les moyens de faire tout cela dans une institution ? Peut-être, au MOMA… Mais alors lorsque l’on en a pas les moyens… autant ne rien faire !
Heureusement, l’installation Dream House de La Monte Young & Marian Zazeela vient sauver la visite en fin de parcours, au troisième étage, offrant une vraie expérience sensorielle et visuelle. Élaborée en 1962 et maintes fois montrée, cette œuvre est présentée dans les conditions souhaitée et le visiteur n’en est que plus à l’aise à l’intérieur ! Là au moins, ça se vit !
Jusqu’au 30 décembre.

Lien :
MAC Lyon

20121027

Rodolphe Huguet – Le poids de rien

Vespa Velutina - brouette, peinture carrosserie métallisée, nacrée, vernie, carénage de Vespa en bronze poli -  2009

Le poids de rien, tout en équilibre. L’univers hybride de l’artiste investi la galerie du Granit à Belfort jusqu’au 3 novembre 2012.
De l’inévitable fossilisation de bouteilles en plastiques à l’attaque d’une nouvelle sorte de frelon asiatique subtilement composée d’un carénage de Vespa et d’une brouette, Rodolphe Huguet créent des œuvres qui détournent les modes de productions, font l’éloge de la paresse ou dénoncent une aliénation grandissante.
Une exposition jalonnée de vanités, dans laquelle chacun saura se retrouver et apprécier la qualité du travail.

Lien :
Rodolphe Huguet au Granit

20121013

This day at ten - Akram Zaatari


Plan relief de Grenoble et This day at ten d'Akram Zaatari


Le Magasin de Grenoble propose une exposition à double volet.
D’une part est montré un immense plan relief de la ville de Grenoble et ses remparts, au XIXe siècle, en partenariat avec le conseil général de l’Isère.
D’autre part, le travail vidéo d’Akram Zaatari, traitant des relations frontalières délicates entre les pays du Moyen Orient. Ces œuvres demandent une attention particulière et un long temps de visionnage. Le vernissage n’était donc pas le meilleur moment pour visiter cette exposition. Néanmoins, il s’agit d’un travail très intéressant sur la vie après la guerre au Liban, sur l’influence occidentale en Orient, ...
L’analogie entre les deux volets se crée doucement dans la tête du visiteur. Elle est formellement indiquée par deux photographies d’une montagne libanaise, rappelant clairement le relief Grenoblois du plan.
Jusqu’au 6 janvier 2013.

Lien :
Le Magasin

20121010

Edward Hopper au Grand Palais

Second Story Sunlight - 101,9*127,5 cm - 1960
New York, Whitney Museum of American Art

Maître du réalisme paradoxal, Edward Hopper est mort en 1967. Mais sa peinture est extrêmement contemporaine. Beaucoup de cinéastes et d’artistes plasticiens trouvent en ses tableaux une inspiration particulière. Et cela se comprend.
L’exposition présente toute l’œuvre de l’artiste britannique, qui a commencé comme illustrateur pour pouvoir survivre. Une période très importante pour la suite de sa carrière car c’est là qu’il apprend à maîtriser le réalisme pictural.
Puis l’on découvre une partie bien moins connue de son travail, celle de la gravure, dans laquelle on commence à comprendre l’importance de la lumière dans ses compositions.
Cette exposition rend compte de la force réelle d’une peinture, bien plus présente et émotionnelle qu’une reproduction dans un livre ou sur un écran. L’exemple est frappant pour Hopper, qui parvient à travers ses peintures à installer une lumière extraordinaire, qui nous permettrait de dire à une heure près le moment où la scène se joue. Emotion, admiration et contemplation.
Enfin, l’accrochage est très bien pensé, suivant les périodes de sa vie et se terminant de façon subtile sur une révérence de l’artiste en scène puis sur une pièce vide, remplie de soleil.
Tout est dit et il est parti.
Formidable.

Lien :
Grand Palais / Grand format : Hopper

Imaginez l'imaginaire - Palais de Tokyo



Imaginez… Un nouvel espace, encore à moitié en friche pour ce côté assumé un peu underground, squat artistique, avec des œuvres partout, sans un réel sens de circulation, dans lequel il est très simple de s’égarer. Vous êtes alors au Palais de Tokyo, nouvelle version.
Une déception totale quant à l’occupation de l’immensité de l’espace. De plus, la grande majorité des pièces présentées relèvent d’un art contemporain très élitiste, impossible à saisir pour le « grand public ». Cette nouvelle saison se veut être l’illustration de l’art en construction, de la création en marche.
Certains travaux se distinguent malgré tout de ce désordre faussement organisé parmi lesquels celui de Thierry Liégeois et Julien Salaud.
Une exposition de Fabrice Hyber est aussi présentée : Matières Premières. Très (voire trop) ludique, elle montre l’évolution de la matière au gré des interventions naturelles ou des inventions de l’artiste.
Le Palais de Tokyo, lieu de monstration de la jeune création contemporaine subit les lois infernales de l’art contemporain pur et dur. Élitiste, se montrant dans un décor underground et surtout… devenu payant, même pour les étudiants ! (6€)

Lien :
Palais de Tokyo - Imaginez l'imaginaire

Les arts de l'Islam - Louvre

Vue panoramique du niveau 0. Cliquer pour agrandir.

Le Musée du Louvre compte désormais parmi ses immenses espaces d’exposition un département dédié aux Arts de l’Islam, inauguré le 18 septembre.
Situé dans une cour du Palais, ce nouveau lieu a permis une intervention architecturale toute particulière qui a su trouver l’équilibre entre le Palais, la pyramide et les collections présentées.
Constituée de deux étages chronologiques, l’exposition est constituée d'un ensemble gigantesque d’objets, mosaïques, outils,… du monde islamique.
La scénographie est très bien pensée, nous ne sommes jamais perdus et l’espace est composé harmonieusement. De plus, les cartes qui expliquent l’évolution de l’Islam, les croisades, etc sont très intuitives et efficaces.
Encore un voyage dans le temps et dans le monde que nous offre le plus prestigieux des musées parisiens. Et on le soupçonne de nous cacher encore une immense partie de ses collections ! Vivement le Louvre Lens et le Louvre Abu-Dhabi !

Lien :
Musée du Louvre - Arts de l'Islam