20101031

Transfrontaliers


Exposition dans quatre lieux à Montbéliard et environs.
Pour ma part, j'ai visité le 19 (CRAC Montbéliard) et la Mals à Sochaux.
Les expositions du CRAC deviennent une habitude car ce lieu est un bel espace d'exposition. Transfrontaliers montre un accrochage qui illustre très bien la ligne directrice de ce centre d'art contemporain, mêlant peinture, sculpture, et performance très conceptuelles.
Mais pour cette fois, j'ai eu du mal à trouver un lien évident entre tous les travaux présents, avec 14 artistes dans un même espace, ce qui fait beaucoup.
Quelques pièces se distinguent car elles sont plus simples et efficaces.
Quant à la Mals, c'est la même chose en ajoutant un accrochage surchargé pour la taille de l'espace.
C'est la première fois que je suis déçu par une exposition au 19 !
Mais je leur fais confiance, ils se rattraperont pour la prochaine !

Lien :
Crac le 19

A step backwards, Bob's kitchen, Cimaises, Les socles révolutionnaires...


Les Toblerones

Dernière exposition de cette belle série au MAC de Lyon. Le tout pour un prix de 4 euros (tarif étudiant, 6 plein tarif).
Celle-ci présentait les œuvres du Suisse Olivier Mosset, autre artiste bien présent dans la collection de l'institution.
Cette expo montre le travail de peinture très conceptuel de Mosset, avec de grands monochromes superposés entre autres. J'ai toujours un petit peu de regret face à de telles œuvres qui me laissent parfois perplexes.
Néanmoins, deux pièces qui se détachaient clairement du reste m'ont agréablement surpris. A savoir Cimaises, qui présente cinq cimaises, structurant l'espace d'une façon particulière et à chaque fois différemment avec les mêmes modules. La seconde est Les Toblerones, présentant de gros volumes (pyramides tronquées) inspirés des murs anti-chars installés en Suisse en 1943 et encore présents dans le paysage helvétique. Seulement, les volumes sont taillés dans la glace et disparaissent peu à peu, jusqu'à disparaitre complètement. Voyez ici une métaphore de l'absurdité des dispositif militaire (vu par un pacifiste suisse) et encore un travail sur le temps. Restaient en ce 30 octobre un sol en lino, et une vidéo de l'installation.

Lien :
MAC Lyon

Bruce Nauman - MAC Lyon



Butt to Butt (Large)
1989

Suite à Trisha Brown, et avec le même ticket d'entrée (valable pour tout le Musée d'Art Contemporain de Lyon) j'ai eu l'agréable surprise de voir une exposition consacrée au géant américain Bruce Nauman.
Il s'agit d'un accrochage des seize œuvres de la collection du musée, acquises entre 1988 et 2008. Quinze vidéos et une sculpture remplissent l'espace d'une salle où les différentes pièces se lient tout naturellement.
Un joli petit parcours, qui présente un tout synthétique de la démarche de l'artiste américain de la biennale de Venise de 2009 (pavillon américain, élu meilleur pavillon de la biennale).

Lien :
MAC Lyon

Trisha Brown - MAC Lyon


Le Musée d'Art Contemporain de Lyon présente une réelle exposition monographique de l'artiste chorégraphe.
Une scénographie qui m'a un peu effrayé au début, avec une première salle ne montrant que des vidéos de performances chorégraphiées.
Mais la suite s'est avérée bien plus attrayante, avec une grande série de dessins réalisée par l'artiste. Parfois très protocolaires, ou très graphiques, ces dessins proposent un lien très intéressant entre scène et feuille de papier.
Exposition très intéressante, à voir jusqu'au 31 décembre.

Lien :
MAC Lyon

Peter Downsbrough - BF15


Peter Downsbrough est l'un des artistes "typographe de l'espace" que j'apprécie beaucoup. Après avoir vu une exposition d'une pièce in-situ de lui à Nancy, j'ai pu voir une exposition de son travail à la très belle galerie BF15, quai de Saône à Lyon.
Dans chaque démonstration de son travail, Downsbrough investit le lieu d'une manière particulière, en intégrant à l'architecture son système graphique qui fonctionne bien.
Très peu d'éléments sont présents, sinon "cela ne marche plus".
De plus, cette exposition propose un accrochage de photos de l'artiste, dans lequel on peut retrouver l'omniprésence des lignes architecturales qui structurent l'espace.
A voir jusqu'au 6 novembre.

Lien :
BF15

20101023

The social network


L'histoire de la naissance de facebook. Ou un bout de la biographie de celui qui est probablement le meilleur geek de ce début de siècle :
Mark Zuckerberg, étudiant à Harvard aux États-Unis qui crée un réseau social destiné à son université, se déployant rapidement dans toutes les universités américaines et devient enfin public. Ce jeune homme d'une vingtaine d'années a littéralement bouleversé un tas de choses en créant un phénomène social sans précédent.
Le film de David Fincher nous montre le succès grandissant de cette glorieuse invention, en restant (on l'imagine et l'espère) assez proche de la réalité.
Le fil rouge démontre que le succès éloquent ne vient pas sans ennuis car toute l'histoire est cousue sur fond de procès, intentés à Zuckerberg.
Le film montre, peut-être trop peu, comment une telle invention rapporte de l'argent. Car finalement, ce qui est fou avec Facebook, c'est que son créateur soit devenu le plus jeune milliardaire au monde(quelque 6.9 milliards de dollars à 26 ans), et cela en créant quelque chose d'immatériel, presque inexistant !
Tous les investisseurs ont un œil sur Facebook. C'est une véritable plateforme de business. Tout le monde connaît Facebook, et on nous le rappelle en fin de film : Facebook possède aujourd'hui 65 milliards de dollars, avec plus de 500 millions de membres et est présent dans 207 pays. Cela intéresse considérablement les marchés financiers et la publicité.
Enfin, ce film n'est pas un chef d'œuvre du cinéma, et je ne pense pas qu'il en ait la prétention. Il n'est pas non plus un film documentaire sur la naissance de Facebook, c'est pourquoi il doit comporter des éléments dramatiques, des rebondissements, et cætera. Mais parfois, c'est peut-être un peu trop marqué. Par moments on pourrait même voir un décor d'Harry Potter. Mais ce film est destiné au grand public. Avis à tous les utilisateurs de Facebook ! Et je le conseille. Même aux quelques autres !
Je me permets pour finir d'établir un dernier parallèle avec un autre film que j'ai apprécié, mais qui relève d'une plus grande qualité cinématographique : Elephant. Cela peut paraître surprenant... Pour moi, ces deux films racontent la vengeance d'un solitaire qui finit par battre ou abattre tout le monde selon le cas. La mort du protagoniste d'Elephant n'est pas montrée mais elle est inévitable. Serait-ce le signe d'une faillite à venir ? Sûrement pas pour demain !

Liens :
The social network - site officiel
The social network sur allociné
Mark Zuckerberg sur wiki
Facebook sur wiki
Facebook
Elephant sur allociné

La maman et la putain


Film vu au Centre Pompidou-Metz.
Ce chef d'œuvre du cinéma est considéré comme le dernier long-métrage de la nouvelle vague. Signé Jean Eustache, il montre pendant 220 minutes (soit 3h40) la vie de trois jeunes parisiens. La vie dans le Paris d'après 68 quand on a une vingtaine d'année...
En fait, c'est l'histoire saugrenue d'un personnage narcissique, qui navigue, ou je dirai même qui rame, entre ses "amours". Maitresse, amie ou ex, situation parfois délicate mais traitée avec humour et sérieux à la fois.
Le début du film m'a fait bien peur car il présentait des dialogues récités de manière théâtrale, un jeu très bizarre. Puis cela évolue très bien, jusqu'à donner des scènes intenses.
Finalement, les 3h40 passent plus vite que les 1h30 de certains films !
Certains monologues sont impressionnants, et les discussions amènent des réflexions intéressantes.
Il est aussi intéressant de savoir que ce film a choqué lors de sa sortie, de par son affiche déjà qui montrait l'amour à trois puis par certains propos : Sartre est traité d'alcoolique et Duclos de rat...
Je pense que ce film est un incontournable de l'histoire du cinéma.
A voir.

Lien :
La maman et la putain sur wiki

20101017

Brahms et Chopin à l'Arsenal


L'Arsenal, Metz, vendredi 15 octobre à 20h.
Anne Quéffelec (pianiste soliste de grand talent) et le grand chef d'orchestre Salvador Mas ont donné un concert de grande qualité avec l'Orchestre national de Lorraine. Une ouverture de Brahms, un concerto pour piano de Chopin et une Sérénade de Brahms pour conclure ont pu nous faire profiter de l'excellence des grands maîtres de la musique, aussi bien compositeurs qu'interprètes !
Et le tout pour un prix modeste (étudiants) : 4€.
L'Arsenal et l'orchestre national de Lorraine proposent cela pendant toute la saison avec d'autres grands artistes au programme.

Lien :
Arsenal

20101016

Mars la rouge


Exposition de David Renaud à la galerie du Granit à Belfort.
La colonisation de mars est arrivée. Nous sommes sans doute à l'ère du XXIIIe siècle ! L'architecture Nouvel est fondue dans les constructions martiennes de David Renaud ! Une belle exposition avec des pièces bien réalisées mais peut-être pas assez nombreuses ou bien qui manquent encore un peu plus de mouvement. Et il est regrettable, comme souvent au Granit que la projection du film ne soit que pendant le vernissage !
A voir tout de même.

20101015

Pouvoir et Désir


Amandine Frossard - Vive la mariée

Encore une exposition d'étudiant(es en l'occurrence) de l'école supérieure d'arts de metz métropole !
Celle-ci est présentée dans l'église des Trinitaires à Metz. Pouvoir et Désir est un ensemble de travaux de trois étudiantes de cinquième année qui font allusion au féminisme, à la religion, au sexe, aux images de l'enfance et aux rapports de force instaurés entre tout cela.
Cela donne un parcours qui s'inscrit parfaitement bien dans un lieu chargé de sens et d'histoire.
De plus, la qualité des productions est remarquable. Le seul reproche est peut-être que pour certaines pièces, on frise le cliché.
A voir. Jusqu'au 17 octobre.

Holzwege > Chemins qui ne mènent nulle part


Jérôme Knebusch - Ici - impression sur papier, loupe.

Exposition d'étudiants et enseignants de l'ésamm à voir dans la première rue de la cité radieuse de Le Corbusier à Briey-en-forêt (54). Du 13 octobre au 10 décembre.
Le travail est le résultat d'une recherche sur l'Ailleurs. Réflexion menée suite à une résidence à Lindre-Basse des sept exposants.
Il est difficile de rendre réellement compte de cette exposition étant donné que je connaissais bien le travail de mes collègues ! Seulement il est relativement bien mis en espace dans cet appartement.
Je dois tout de même annoncer que la pièce de Jérôme Knebusch (photo) fonctionne particulièrement bien !
Le catalogue de l'exposition, particulièrement soigné, édité par une maison de Francfort est en vente. Plus d'infos ici

J'ai pu découvrir grâce à cette expo la cité radieuse. Suite à la conférence sur Le Corbusier du 7 au Frac (voir articles précédents) c'était parfait ! De plus, on peut visiter un appartement témoin, avec mobilier et accessoires d'époque ! Je conseille cette visite ! C'est ouvert toute l'année !

Lien :
Briey - site officiel / la cité radieuse

20101011

Rauschenberg et livres d'artistes à la chaufferie

Forte affluence au vernissage le 8 octobre à 19h.

Du 7 au 10 octobre, il était possible de voir à la Chaufferie (galerie de l'ESAD) une très belle exposition de livres d'artistes, complétée d'affiches originales de Robert Rauschenberg et de deux travaux d'étudiants.
Bien que les trois domaines ne soient pas liés, ils portaient chacun un intérêt particulier.
Il est rare de voir autant d'originaux (des affiches) de ce très grand artiste américain, décédé il y a deux ans. Son travail de collage est d'une extrême richesse et les quelques affiches présentées nous montraient entre autres la force du graphisme sans InDesign et compagnie !
A côté de cela, Les livres & à venir, extraits de la collection du Centre des livres d'artistes proposait de regarder les différentes éditions d'artistes. Livres objets, dessins, photos, textes ou tout cela en même temps. Il était très intéressant de pouvoir feuilleter ses travaux qui sont rarement montrés ou mis à disposition dans les grands musées.
Cette exposition menée par l'école des arts décoratifs de Strasbourg n'aura malheureusement duré qu'un week-end ! Elle aurait sans doute mérité mieux !

A venir à la Chaufferie, Gereon Lepper, du 15 octobre au 6 novembre.

Lien :
Arts déco - Strasbourg

20101008

Orientations 2


Exposition présentée à la galerie de l'esplanade - ésamm, jusqu'au 20 octobre.
Travail réalisé pour la deuxième édition avec des étudiants du Monténégro qui ont fait le long déplacement jusqu'en Lorraine pour créer un projet en un temps très court.
Cette édition qui occupe pleinement l'espace de la galerie est bien articulée.
Toutes les frontières disparaissent derrière la création artistique et il est très difficile de distinguer les travaux français des monténégrins. Ce qui est très bien !
Les travaux présentés ont été réfléchis et réalisés dans un temps très restreint (une semaine environ pour la plupart). Cela ne les empêche pas d'avoir une force et un lien qui nous permettent de ne pas nous désorienter !
A voir.

Lien :
ésamm

20101007

Le sacré Corbusier !


Le Corbusier et le sacré par D. Rémy et projection commentée par N. Depoutot au Frac Lorraine.
Malgré mon arrivée 20 minutes en retard, qui m'a empêchée de voir une bonne partie du documentaire, j'ai tout de même pu apprécier la conférence donnée sur le travail architectural sacré de ce génie moderne.
Le Corbusier a conçu entre autres la chapelle de Ronchamp (près de Belfort) et le couvent de la Tourette à Eveux (près de Lyon) et la cité radieuse à Briey (près de Metz), c'est pourquoi je le connais depuis longtemps car ces trois édifices sont dans les régions que je fréquente !
Seulement, je ne connais pas en détails toute son œuvre et cette conférence a permis d'éclairer quelques points architecturaux tel que l'aime faire le Corbu !

Filmographie :
Stan Neumann et Richard Copans, Le Couvent de la Tourette, 2002.
Durée 26 mn. Les films d’ici, Arte France.

Liens :
frac lorraine
le corbusier sur wiki
fondation le corbusier

20101004

Le Quai N°39


Journal de l'école supérieure d'art de Mulhouse. Octobre 2010.
Thème : la typographie.
Après un article sur un fondamental qu'est Adrian Frutiger puis une sorte d'étude de cas pour les fontes de McDo et Toyota, Le Quai propose une vue rapide de travaux d'étudiants sur la typoographie.
Simple, frais, et d'une clarté sans appel ! Exemplaire qui est en plus international (des articles en français, anglais et allemand !)
A dévorer sans crainte !

Lien :
le quai

20101003

Trace


Travail de Guillaume Barborini à voir lors de vos pérégrinations dans Metz...
Interventions urbaines.
Excellent.

Suite à l'évènement Imaginez maintenant.

The barranquilla principle


David Hatcher, Score Study (The field of power according to Sentimental Education) , 2005

Synagogue de Delme. Du 3 octobre au 9 janvier/
Travail en relation avec le Kunstverein de Potsdam.
Trois artistes sont présentés pour développer la question d'ouverture à l'autre et du renoncement de l'autorité. Cette autorité mène-t-elle à une forme d'anarchie ou à de nouvelles formes d'auto-organisation et de responsabilité collective ?
Là encore sont présentées deux vidéos et une œuvre plastique. Seulement ici, les vidéos sont très difficilement compréhensibles car elles demandent une concentration extrême qu'il est impossible d'avoir lors du vernissage !
C'était la première fois que je visitais ce centre d'art contemporain et malgré une déception au niveau de l'exposition, j'ai trouvé ce lieu magnifique et exceptionnel pour des expos !
La synagogue de Delme, centre d'art contemporain qui vaut le détour...

Lien :
Synagogue de Delme

Volando hacia la tierra / S'envoler les pieds sur terre

Prix Marco / FRAC Lorraine du 18 septembre au 19 décembre.
Expositions d'artistes cinéastes, choisis par le curator Inti Guerrero, et qui travaillent sur les relations complexes qui lient société et religion.
La vidéo dans les expositions reste encore très difficile à percevoir, et pour réellement en profiter, il faut s'y attarder et cela demande une extrême concentration.
Dans ce cas, une vidéo m'a intéressé car elle ne demande pas beaucoup de concentration pour en comprendre le concept, ce qui la rend très appréciable ! Il s'agit de l'œuvre de Cristina Lucas, qui se filme en train de casser une sculpture de Moïse avec une masse. On comprend le rapport à la religion, l'importance de la figure de Moïse, le symbole de l'attaque physique,...
Enfin, l'autre vidéo qui mérite d'être visionnée est celle de Samuel Beckett : Film(1964). Elle est très perturbante !

Lien :
frac lorraine

Nuit Blanche 3 à Metz


Troisième édition de la nuit blanche de l'art contemporain à Metz sur le thème de l'eau.
Ce n'est pas la meilleure nuit blanche messine de mon point de vue ! Elle n'aura pas été réussie essentiellement pour la pluie qui s'est abattue à partir d'une heure du matin et qui a littéralement tué le peu de motivation qui nous restait.
Le fait que la grosse partie de l'évènement soit écartée du centre ville n'a rien arrangé.
Je suis finalement très déçu mais entièrement responsable de cela car je n'ai pas vu assez de choses. Et je ne peux donc pas me permettre de critiquer l'évènement dans son ensemble.
J'ai néanmoins apprécié le concert-performance de piano à St-Pierre aux Nonnains : Inner Cities et le concept de vidéo surf que l'école d'art a développé sur les baies vitrées de la galerie de l'Esplanade avec différents travaux d'étudiants.
J'espère me rattraper lors de la 4e édition l'an prochain !

20100920

eRikm - Expo MoNo


Du 10 juillet au 18 spetembre à l'espace multimédia Gantner de Bourogne (90).
Petite expo par sa taille, mais assez réussie. 3 espaces seulement suffisent pour comprendre l'espace sonore et multimédia d'eRikm qui présente ici sa première expo.
Comme d'habitude dans ce lieu, on découvre comment l'art contemporain se sert des nouveaux médias et cela est parfois surprenant.
Surtout dans ce cas pour les vidéos de l'artiste.
Pas mal du tout.

Liens :
eRikm
espace multimédia Gantner sur facebook

Japy Factory


Deuxième édition, du 10 au 26 septembre 2010.
Située dans l'ancienne usine Japy à Beaucourt, dans les locaux où se trouvaient avant les machines à écrire.
Cette grande exposition d'art contemporain très ouvert vaut le détour. Du dessin de presse au design ou à l'architecture en passant par la peinture et la scultpure, le site présente une dizaine d'artistes liés par une même passion.
Cette Japy Factory vise à devenir un évènement culturel majeur d'ici quelques années avec un espace qui va s'agrandir et des artistes de tous les milieux qui vont intervenir. Le but n'est pas de créer une expo d'art contemporain, mais d'ouvrir les portes aux liens avec l'architecture, la musique, la danse,...
En tous cas, l'édition de cette année nous laisse penser à de merveilleuses choses pour les années à venir. C'est très encourageant.
A voir.

Liens :
Japy Factory sur Facebook

20100907

Théâtre du peuple - Bussang


La plaquette 2010 est très réussie. Atelier midi à 14h et Manon Varacca (stagiaire)

Le théâtre de Bussang dans les Vosges présente une particularité unique : une scène qui s'ouvre sur la forêt vosgienne. Cet établissement ne fonctionne que durant la saison estivale, avec 2 spectacles présentés. L'un est une création de la troupe d'amateurs de Bussang (appuyée de quelques pros), l'autre est une pièce professionnelle en tournée.
Cette année, le spectacle de la création locale était Peau d'Âne. Le conte de Perraud revisité par de très bons comédiens, qui m'ont réellement surpris par leurs talents ! De plus, l'effet d'ouverture sur le bois était très impressionnant. Les décors étaient très bien réalisés et les différents personnages très bien joués. Ce premier spectacle (à 15h) m'a agréablement surpris.
Par contre, pour ce qui est de la deuxième pièce, il s'agissait d'une opérette barge avec Bernard Ménez, que j'avais eu l'occasion de découvrir au cinéma. Effectivement, c'était très barge, mais d'un humour souvent très cru et lourd.
Finalement, il est très décevant de voir ce genre de pièce à Bussang. Car la particularité du théâtre est utilisée ici comme un prétexte. Ils se sont sentis obligés d'ouvrir la scène en fin de spectacle, mais cela n'apporte rien. Il s'agit d'un spectacle à voir dans une salle de théâtre classique ou une salle comme la Filature à Mulhouse (ou elle sera d'ailleurs jouée).
Enfin, ce magnifique bâtiment en bois et l'ouverture de la scène méritent une visite. Selon moi, pour la saison 2010, seul Peau d'âne valait vraiment le coup d'être vu !

Lien :
Théâtre du peuple Maurice Pottecher à Bussang

20100819

Wesserling


Parc de Wesserling - écomusée du textile et jardins
La Haute-Alsace est une région fortement marquée par le textile, comme le prouvent les anciennes usines des environs de Mulhouse, la plupart transformées en musées.
Wesserling en est l'exemple le plus important. Tout le parc industriel, actif au XIXe siècle s'est transformé en grand espace de visite. Jardins du château, musée dans l'usine,...
La visite des jardins n'est pas sans rappeler celle des châteaux de la Loire. Avec moins de clarté dans les tracés, les jardins paraissent plus sauvages, presque plus "réels". Plantes, légumes, paysagisme sont très bien liés sur ce grand espace vert.
Le musée, peut-être un peu trop détaché du jardin, présente des métiers à tisser, des ateliers d'impressions sur étoffes, différentes façons d'imprimer sur le texile,... Wesserling est le berceau de la création des indiennes en France. Nous comprenons ici leur fabrication et leur décoration.
Je recommande vivement la visite de ce bel endroit, dans la vallée de la Thur, en passant par l'un des restaurant du parc appelé Côté jardin.

Lien :
Parc de Wesserling

20100818

Château de Lafayette


Commune de Chavaniac-Lafayette, en Haute-Loire (43).
Ce château-musée apparait à première vue comme un grand édifice à visiter comme l'on visite Versailles avec tous ces appartements d'époque,... Seulement ici, la visite présente plus une leçon d'histoire qu'un bel édifice.
Chapitre indépendance des États-Unis, grand I du cours concernant Lafayette. Sur ce point, il est vrai que c'est complet.
Le bâtiment, dont la rénovation parait compliquée, est relégué en second plan par l'exposition de panneaux explicatifs et autres illustrations.
De plus, la visite se fait en suivant un guide invisible (voix OFF) qui semble extrêmement pressé !
Enfin, les jardins sont un peu décevants. Les petits cartels des arbres ne sont plus d'actualité ou bien placés devant une souche fraichement coupée.
Ce château mériterait largement de recevoir une rénovation digne de ce nom, à l'intérieur et à l'extérieur.

Lien :
Château-musée de Lafayette

20100705

Strip-tease intégral de Ben


Ben... Sûrement l'artiste français le plus connu aujourd'hui du grand public, sans même que les gens sachent qu'il est artiste. Effectivement, comme beaucoup d'autres, j'ai découvert Ben au travers des affaires d'école qui font encore fureur à chaque rentrée. Les agendas, les trousses, les stylos et autres babioles marquées de la "griffe" blanche connaissent un succès commercial considérable. C'est peut être aller un peu loin... Si tant est que l'on revendique cela comme de l'art.
Le strip-tease intégral de Ben au Mac de Lyon, c'est le tour de la carrière de cet homme provocateur, plus ou moins égocentrique, qui se veut l'être en tous les cas. Seulement, aujourd'hui, Ben a tout dit. Il a sans doute fait le tour de son art. Et il est plus que jamais très proche du trou duquel il a toujours été attaché. Comme une carafe en équilibre sur un tabouret.


Une carrière artistique est un laboratoire de recherches permanentes, dont une vie ne suffit pas pour atteindre un but (souvent inconnu). Ben, malheureusement n'a plus rien à dire... et on aurait du mal à imaginer une nouvelle exposition de Monsieur Vauthier après ce strip-tease.
Enfin, la production de l'artiste est assez conséquente : tout l'espace du musée est réquisitionné, ce qui rend la visite réellement très très longue et qui devient monotone. Ben, c'est appréciable le temps d'une salle. On comprend vite le principe ! Le début offre à voir les années surréalistes, où l'artiste provocateur est à la mode et d'un genre nouveau. Cela plait, impressionne. A la fin, le Ben du XXIème, c'est du remake. L'évolution ressentie dans cette exposition est celle de son travail, elle est moindre et en début de carrière.
J'ai toujours apprécié Ben pour ses débuts. Mais de nos jours, il m'exaspère presque. Trop présent, devenu un objet de marque que les magasins s'arrachent, il a perdu toute sa valeur artistique initiale. Ben est un artiste (presque) mort.
Néanmoins, et je conclurai sur cette note positive, Ben est sans doute le seul artiste capable d'amener au musée les personnes de 7 à 77 ans en grand nombre. Lors de ma visite, la différence d'âge et le nombre des visiteurs m'a impressionné. L'écriture scolaire de ce personnage attire le grand public au musée, comme il l'attire dans les magasins ! Si seulement il pouvait donner envie d'y revenir !

Exposition :
Strip-tease intégral de Ben au Mac de Lyon : du 3 mars au 11 juillet - commissariat : Jon Hendricks

Lien :
MAC Lyon

20100702

Sous le signe d'Eros - costumes de scène


Exposition temporaire au Musée des Tissus et des Arts décoratifs de Lyon du 2 avril au 5 septembre 2010.
Première visite pour moi dans le musée des Arts Déco de la ville de Lyon (la biennale des tissus contemporains se situe dans le musée des tissus).
Cette exposition de robes et autres costumes de scène est fondue dans les appartements XVIIIe magnifiques du bâtiment.
Néanmoins, l'inscription de ces pièces textiles (parfois très surprenantes) dans les pièces art déco me parait un peu hasardeuse... Il aurait été plus judicieux de les présenter dans une galerie à part, elle auraient été plus valorisées et surtout n'auraient pas tant cacher la collection permanente présentée.
Enfin, 6€50 tarif étudiant pour ces trois petits étages...
Décevant.

Sous le signe d'Eros
150 costumes de scène, Mariaelena Roque exalte Carles santos
| Musée des arts décoratifs et des tissus - Lyon 3

Lien :
Musée des tissus

20100626

Le pire n'est jamais certain | Colloque


Le pire n'est jamais certain | Colloque : Artistes, philosophes et scientifiques prennent position. 24/25 06 10
Deux jours complets de discussions, conférences de personnalités de différents mondes se sont déroulés dans l'auditorium de Centre Pompidou-Metz pour son "inauguration".
Les risques majeurs, tel était le thème du colloque, en lien direct avec l'exposition Le pire n'est jamais certain (voir quelques articles plus loin.
Beaucoup de questions ont été soulevées, beaucoup restent en suspend. Je regrette quelque peu ne pas voir appris grand chose de plus que ce que l'on nous apprend en permanence dans les médias, à savoir, réchauffement climatique, montée des eaux, etc.
J'ai trouvé qu'il manquait un ou plusieurs intervenants dans un domaine qui ne peut être ignoré : la religion. Que pensent les croyants des différentes religions, les témoins de Jéhovah ? Que nous apprennent les livres saints sur le pire qui est à venir ?
En conclusion, ce colloque a été un évènement intéressant à partager, avec des débats qui sont d'actualité et des sur lesquelles nous devons tous nous pencher. Néanmoins, il ne m'a pas apporté autant que je ne l'espérais !

20100619

Art Basel | 41


La plus grande Foire internationale d'art contemporain a ouvert ses portes pour sa 41ème édition ce weekend sur la Messeplatz de la cité helvète.
Comme chaque année, les deux espaces absolument gigantesques offrent à voir absolument tout le monde de l'art.
Néanmoins, la partie Art | Unlimited, souvent très attendue car elle présente d'énormes pièces, m'a un petit peu déçu, presque fade. Il en va de même pour les œuvres présentée à même la Messeplatz (Art | Public). Pour ces deux parties, Art Basel | 40 avait fait mieux !
Malgré ces deux bémols, cet évènement reste quelque chose de formidable à ne pas louper. On y découvre ou redécouvre l'essentiel !
Enfin, l'autre chose regrettable est le tarif d'entrée qui reste excessif (tarif étudiant : 28 CHF, soit près de 20 euros ; 38 CHF non réduit !)

Lien :
Art Basel

Le pire n'est jamais certain


Jeanne Susplugas, La maison malade, Galerie de l'Esplanade - 2010

Exposition présente dans 4 lieux à Metz : Galerie de l'esplanade (ésamm), Galerie de l'Arsenal, Chapelle des Templiers et Eglise de St-Pierre aux Nonnains.
Le pire n'est jamais certain - la création plastique à l'épreuve des risques majeurs est une exposition qui montre les différents points de vue d'artistes face à ce qui menace le monde plus que jamais.
4 espaces pour 4 thèmes différents, cette exposition est très riche et complète. Elle est en écho avec l'ouverture du centre Pompidou, et donc cela permet d'ouvrir le centre de Metz un peu plus à l'art et je vous la conseille après le tour au Centre !

Lien :
ésamm

20100611

Centre Pompidou - Metz


Chefs-d'œuvres au Centre Pompidou-Metz ; exposition inaugurale.
Je ne dirai pas grand chose au sujet de cette exposition, car ce serait un long travail et qui rendrait la lecture fastidieuse.
Je pense juste nécessaire d’annoncer qu’il s’agit d’une exposition magistrale, à ne pas louper, bien que l’art contemporain soit trop largement délaissé.
L’expo est une chose, le bâtiment en est une autre. Et là, il faut bien avouer que c’est un véritable coup de maître.
Je vous conseille enfin le catalogue de l’exposition. Il vaut 49 euros, mais on en a pour son argent !
A voir absolument.

Lien :
Centre Pompidou - Metz

A l'ombre d'un doute


Photo : l'œuvre surprenante d'Ann Veronica Janssens

A l'ombre d'un doute au FRAC Lorraine, jusqu'au 29 août.
Sorte de Best-of de la collection du Frac, qui vaut le détour, tout particulièrement pour deux pièces assez surprenantes, l'une à l'entrée l'autre dans la dernière pièce !
On reste bien dans l'esprit contemporain habituel de ce lieu d'exposition qui nous montre ici tout de même une belle partie de sa collection.

Lien :
frac lorraine

20100530

Le Dessin envahit Nancy

Drawing Time - le temps du Dessin, au Musée des Beaux-arts de Nancy, Galerie Poirel.
Excellent tour d'horizon du dessin dans tous ces états dans l'espace des expositions temporaires et une intégration dans la collection permanente.
Les interactions entre les époques sont intéressantes. On nous donne à voir des croquis de Poussin aussi bien qu'une peau de cochon tatouée de Wim Delvoye.
Seul regret peut-être, l'intégration que je juge un petit peu hasardeuse de la pièce "Le bar" de Gilbert & Georges dans la salle XVIIe siècle. Contrairement à l'œuvre de Michel Blazy qui est en harmonie parfaite avec le rococo de la peinture classique.


Galerie Poirel - Drawing Time toujours
Nous faisons fasse ici plutôt aux différents supports pour le dessin.
Le papier utilisés comme tapisserie, sculptures en feuilles,... Originalité et surprises.
A voir.

Le Bureau du Dessin - La Douëra - 7 au 23 mai 2010
Encore un tour d'horizon du dessin, mais par les étudiants des écoles d'art du grand est (Metz, Epinal, Strasbourg et Nancy) auquel j'ai participé, dans l'édition collective du Cahier de curiosités.
L'intérêt de cette exposition, dans un lieu magnifique et chargé de sens, est que tous les travaux sont fondus au sein du même thème : le dessin. Plus ou moins graphique, conceptuel, peu importe. On oublie d'où l'on vient et de quelle option on est issu. Très intéressant, au jour ou les options sont un vrai dilemme dans nos écoles !

A peine moins dessin :
Vera Molnar à la Galerie Thermale
Énorme déception. Une seule pièce et une vidéo documentaire de l’artiste est présentée dans cet espace. Cela fonctionne assez bien, certes, mais il s’agit des mêmes travaux présentés au FRAC Lorraine à Metz il y a quelques mois…

20100404

Tête de turc


Tête de Turc, actuellement au cinéma.
L'action se passe dans la banlieue française, non loin de Paris. Nous sommes dans une cité qui subit de lourdes violences. Un jour, un médecin est gravement brûlé dans sa voiture (suite à une altercation avec la police, les jeunes s'en sont pris à lui).
Son frère, policier joué par Roschdy Zem, va tout faire pour retrouver l'agresseur qui a lancé le cocktail Molotov. Mais le jeune coupable turc a deux visages...
C'est un bon film français, le premier du réalisateur et acteur (il joue le médecin victime) Pascal Elbé. On y voit une grande part de vérité du quotidien de ces cités, avec tout ce que cela entraîne : police, bandes des jeunes, familles détruites, vengeances,...

Filmographie :
Tête de Turc, Pascal Elbé, 2010

Liens :
Tête de Turc - le film
Tête de Turc - sur allociné
Pascal Elbé sur wikipédia

Prison Break


Prison Break est la première série à laquelle je m'attache réellement. Ceci n'est pas un hasard, elle présente une certaine qualité, proche du cinéma. Le scénario est très original, les acteurs jouent très bien.
Le fait que l'intrigue soit tournée dans une vraie prison est un atout majeur, tout est plus authentique et cela influe sur le jeu des acteurs.
Étant une série, il est normal que l'on soit impatient de voir le prochain épisode. Mais là, l'effet est particulièrement réussi !
Si vous ne connaissez pas encore, regardez le premier épisode ! Après, j'imagine que vous serez happés !

Filmographie :
Série Prison Break, Paul Scheuring, S1 2005 - S4 2008
4 saisons, 81 épisodes.
Diffusée sur M6

Liens :
Prison Break
Prison Break sur wikipédia
Paul Scheuring sur wikipédia

20100328

Alice in wonderland


Alice aux pays des merveilles, dernière sortie de Tim Burton, film en 3D (pas de choix possible à Metz)
Ce film est une grande déception. La 3D est aujourd'hui à la mode, mais elle ne fait pas tout. Nous avons peut-être ici la beauté des images, des costumes, des reliefs, mais les merveilles d'Alice sont apparemment tombées dans un terrier !
Tim Burton ne revisite pas le fameux conte de Lewis Caroll comme on aurait pu le souhaiter. De plus, un film en VOst c'est bien, mais un film en 3D VOst, c'est moins bien ! La mise en valeur des sous-titrages est trop importante.
Pour en revenir au film, il manque peut-être d'originalité, de piquant, qui plait au public plus âgé de Tim Burton. Souvenons-nous d'Edward aux mains d'argent par exemple.
Alice aux pays des merveilles, peut-être plus pour plaire aux enfants qu'aux parents ! C'est la première fois que Tim Burton et Jonhny Depp me déçoivent, j'étais resté sur une excellente impression lors de Sweeney Todd !

Bibliographie :
Lewis Caroll, Alice in wonderland, 1865
Lewis Caroll, Through the Looking-Glass, 1871

Filmographie :
Alice in wonderland, Tim Burton, 2010
Alice in wonderland, Clyde Geronimi - Wilfred Jackson - Hamilton Luske, Walt Disney, 1951
Sweeney Todd, Tim Burton, 2007
Tous les autres films de Burton !

Lien :
Alice in wonderland sur allociné

Sel d'argent - le Gentil Garçon | Faux Mouvement


Sel d'argent, à Faux Mouvement, centre d'art contemporain de Metz jusqu'au 18 avril.
Le Gentil Garçon, qui force la naïveté présente une série d'œuvres à ne pas louper !
Le cinéma d'aujourd'hui n'arrête pas l'évolution, avec l'apparition de la 3D par exemple. Mais n'oublions pas ses origines foraines. Dans cette exposition, il est question de recréer le cinéma, en volume, en bricolage ou en image par image. Souvent, il est plus intéressant de voir l'envers d'un décor que le décor lui-même. "C'est un truc de gamin de savoir comment ca se passe derrière. Comprendre comment ca marche" dit le Gentil Garçon.
Vous pourrez voir de la naïveté, de la magie, de l'ironie et biens d'autres choses encore si vous allez y faire un tour.
Cela vaut le coup...
Entrée libre.

Liens :
Le Gentil Garçon
Faux Mouvement - centre d'art contemporain

Listen to your eyes


Listen to your eyes est une exposition présentée par le Frac Lorraine et l'Ecole Supérieure d'Art de Metz Métropole dans le cadre de la manifestation Diagonales : son, vibration et musique proposée par le CNAP et présent dans toute la France.
Dans la galerie de l'esplanade (ésamm), dès l'entrée, nous sommes confrontés à une œuvre au sol de Carl André. 45 plaques d'acier rouillées, d'un mètre sur un, que l'on peut piétiner à souhait pour une acoustique originale !
Sur chaque mur aux extrémités, deux morceaux de piano joués de façon très spéciale. L'une des deux versions est sans le son des cordes, uniquement le bruit des touches, qui offre un rythme et on peut reconnaître la mélodie ! Surprenant.
Petit aperçu pour la partie 1, à voir si vous passez dans le coin !
Pour la partie Frac, elle vaut le détour pour deux ou trois pièces. Je ne développerai que le cas de celle de Zilvinas Kampinas, artiste lituanien qui présente une œuvre en mouvement, composée de trois ventilateurs et trois bandes magnétiques. Les bandes sont projetées contre le mur avec la force du vent des appareils. Leur mouvement est sans cesse différent.
À voir jusqu'au 18 avril.
Entrée libre.

Liens :
frac lorraine
ésamm

Noir/Blanc à l'Arsenal


Noir/Blanc
Collection photographique du Frac Lorraine
à l'Arsenal de Metz.
Comme son nom l'indique, il s'agit d'une exposition de photo, tirages argentiques noir et blanc.
Trois espaces, trois thèmes. Le premier présente globalement la nature, le paysage, son environnement, avec entre autres une photo panoramique d'Hamish Fulton. Dans un deuxième temps, on peut voir une série de photos de Joël-Peter Witkin qui présente des personnages extravagants, souvent victimes d'hybridations étranges. Ses clichés se rapprochent de la peinture de par leur traitement. Parfois grattés, raturés, tâchés,... Enfin, dans le troisième espace, on peut voir une série de portraits de familles italiennes dans de riches demeures ou palais. L'aristocratie italienne vue par Patrick Faigenbaum. Deux portraits assez immenses de Suzanne Lafont continue cette première série.
Une collection de photographies argentiques exposée jusqu'au 18 avril, qui plaira aux amateurs du médium.
Entrée libre.

Liens :
expositions à l'Arsenal
frac lorraine

20100323

Soul Kitchen


Le printemps du cinéma s'achève bien pour moi.
Ce film est une belle histoire sociale en Allemagne. Un jeune, grec d’origine, a su monter un restaurant qui fonctionne à merveille. Mais la sortie de prison de son frère et son embauche dans le restaurant va quelque peu modifier la donne !
Une bonne part d'humour, de réalité aussi, parfois cruelle.
Là encore (comme pour Shutter Island), on apprécie particulièrement la VO st ! Tous les films étrangers devraient être ainsi projetés !
Le générique de fin est très bien réalisé ! Innovant, original, graphiquement très intéressant !
A voir.

Filmographie :
Soul Kitchen, Fatih Akin, 2010

Liens :
soul kitchen sur allociné
soul kitchen - le film

20100322

Shutter Island


Nouveau film de Martin Scorsese avec DiCaprio.
Mon avis est partagé à propos de ce film.
D'une part j'ai été déçu par le manque de surprises évident tout au long de l'intrigue. Trop d'indices sont donnés, même au tout début. Ils enlèvent de la magie et du suspense à l'histoire. (par exemple lorsque le "collègue" a du mal à prendre son flingue à l'entrée de la prison.)
D'autre part, le scénario est original et bien écrit, DiCaprio est irréprochable.
De plus, nombreux sont les plans extrêmement bien faits, quelquefois même surprenants ! Cela rappelle que le grand Scorsese est derrière la caméra.
Ce film c'est pas le meilleur du réalisateur. Peut-être vaut-il le détour lors du printemps du cinéma, à 3,50 euros la place. Sinon, je pense, au risque d'en décevoir un grand nombre, que le DVD fera l'affaire.

Filmographie :
Shutter Island, Martin Scorsese, 2010
Tous les films de Scorsese parmis lesquels, Taxi driver, Les affranchis, Les infiltrés, Raging Bull, Aviator, Gangs of New York,...

Liens :
Shutter island - le film
Shutter island sur allociné

La filature - exposition


Weekend Télérama, partie 3 : la filature à Mulhouse.
Dernière exposition visitée de ce weekend artistique exclusivement mulhousien ! Le décor à l'envers, du 5 mars au 2 mai.
Onze artistes proposent leurs œuvres au public, derrière le rideau du théâtre, (métaphore reprise matériellement par Ulla von Brandenburg - photo).
Le travail ayant le plus retenu mon attention est celui d'Estelle Vernay, une installation : Home sweet home, reprenant la maison du film Psychose de Hitchcock en modèle réduit. Elle bénéficie d'un éclairage minimal et théâtral. Sur sa façade sont projetées les répliques du film qui sont dites lorsqu'elle est présente.
Le décor à l'envers est une exposition intéressante qui montre une face parfois cachée du spectacle au spectateur. De l'autre côté du rideau, c'est le monde de l'imagination, de la magie. Parfait pour ce lieu d'exposition, à la fois scène nationale, opéra, salle de concert,...
A voir.

Liens :
weekend télérama
la filature Mulhouse

Musée des beaux-arts - Mulhouse


© Morgane Khelil - L'habit du serpent - photographie, tirage numérique - 47 x 30,5 cm - 2010
peinture : Henner Jean-Jacques - La frileuse - huile sur toile - 70 x 47 cm - 1904

Weekend Télérama, partie 2 : musée des beaux-arts à Mulhouse.
Intervention des étudiants de deuxième année du quai (école d'art) sur la collection permanente.
On connaît souvent les collections maigres ou très peu variées des musées des beaux-arts de petites ou moyennes villes. Les beaux-arts de Mulhouse fait partie de ce genre de musée, où l'on peut voir éventuellement des natures mortes ou paysages voisins, de peintres "né-à-Mulhouse-vit-à-Mulhouse-mort-à-Mulhouse".
La visite incongrue de l'art contemporain, créée par les étudiants, revigore à souhait les salles aux planchers qui craquent et aux moulures plafonnières !
Ainsi, nous pouvons voir comment l'intervention de la création contemporaines peut donner vie à un lieu très (trop) traditionnel, qui a mal vieilli. Cela apporte même parfois du sens, permet une autre lecture, une autre approche des œuvres qui nous auraient paru banales d'habitude.
Dans le même exemple, la ville de Belfort a organisé son musée des beaux-arts par thèmes. Chaque salle possède une question traitée, mélangeant ainsi les époques et les mouvements. La collection est très petite mais l'idée est excellente !
A voir !

Liens :
weekend télérama
musée des beaux-arts Mulhouse
musée des beaux-arts Belfort

Kunsthalle - la fonderie


Weekend Télérama, partie 1 : Kunsthalle, la Fonderie à Mulhouse.
Exposition Les sculptures meurent aussi, du 28 janvier au 28 mars 2010.
L'art conceptuel a ses limites. Certaines formes d'expression plastiques me dépassent et m'agacent un peu. J'ai eu ce sentiment lors de ma visite de cette expo.
Quelques sculptures brutes, mêlant béton et ferraille, objets trouvés et alliage hasardeux.
De cela je retiendrais une notion d'équilibre qui m'intéresse, et dans laquelle je pense qu'une recherche peut mener loin. L'alliage de matériaux divers et non compatibles parfois donne des compositions bluffantes. La sculpture minimaliste a beaucoup prouvé, elle reflète un une réflexion très fondée. Mais elle a ses limites, et son époque est peut-être passée.
En général dans cette exposition, je n'ai su voir que des assemblages aléatoires, ou une idée trop conceptuelle de la représentation d'un lieu (cf l'œuvre de Mandla Reuter : 5000 litres de l'eau de la fontaine de Trevi à Rome dans des récupérateurs d'eau de pluie.)
Les sculptures meurent aussi... la mort de la sculpture dans cette exposition, on s'en rapproche peut-être !

Liens :
weekend télérama
Kunsthalle Mulhouse

20100316

La rafle


Dur.
Film dur d'une part, très bien d'autre part.
Il est dur aussi de faire un film sur ce sujet qui a déjà été vu et revu dans un nombre incalculable de films. L'holocauste, les SS, les juifs,...
Mais celui-ci est très bien fait tout de même ! Les acteurs sont bien dans leur rôle : Gad Elmaleh père de famille, Mélanie Laurent une sœur-infirmière, Jean Reno médecin juif,...
Mais je dois dire qu'il est aussi assez simple de toucher profondément un public avec ce sujet. Ce n'est pas pour ôter de la qualité au film, mais c'est un thème qui bouleverse automatiquement.
Je vous conseille ce long métrage. Peu de scènes sont violentes, mais on joue sur les sentiments, les relations humaines. Aucun meurtre par balle, seulement des coups de feu tirés au ciel pour calmer la foule... Si cela peut vous rassurer...
Sorti en salle le 10 mars.

Filmographie :
La rafle, Rose Bosch, 2010

Liens :
La rafle - le film
La rafle sur allociné

20100314

Laurent Sfar


Laurent Sfar expose à la galerie du Granit à Belfort.
L'hypothèse contrastive, du 12 mars au 25 avril.
Étroite liaison entre l'espace du théâtre et l'espace de la ville, entre lesquels la galerie est coincée. Jeu sur l'ouvert-fermé, le vocabulaire du théâtre et les images et sons de l'extérieur.
Réorganisation de l'espace avec une peinture murale et une main courante structurées de bandes noires et blanches.
Une vidéo est visible sur demande dans la petite salle à l'étage inférieur. Supermâché (13'53'') est une métaphore de la société de consommation. Vidéo qui traite d'un sujet d'actualité avec beaucoup de légèreté et de franchise.
La galerie du Granit offre la possibilité à cinq artistes par an de créer (la plupart du temps) des œuvres in-situ pour le temps de l'expo. Travailler avec l'espace, le climat et le temps : Laurent Sfar répond parfaitement à cela.
Entrée gratuite, comme toujours dans cette galerie.
A voir.

Liens :
Laurent Sfar

Donation Maurice Jardot


La donation Maurice Jardot - musée d'art moderne se situe à Belfort, rue de Mulhouse. C'est un lieu d'exposition trop méconnu des Belfortains, et c'est malheureux.
Une collection assez impressionnante, appartenant désormais à la ville, comptant bon nombre de Picasso, Braque, Masson, Gris, Léger et sculptures de Henri Laurens.
Le lieu, une maison rénovée récemment, offre une architecture simple mais très bien conçue. L'entrée est libre chaque deuxième dimanche du mois. (Tout comme au Musée des beaux-arts de Belfort, qui vaut moins le coup !)
En ce moment, exposition photographique de André Villers : Picasso par l'œil de Villers.
A visiter.

Liens :
donation Maurice Jardot - musée d'art moderne de Belfort
André Villers

20100308

Exposition - CRAC le 19


Eleftherios Amilitos
Alain Lambilliote
Marie Lepetit
au CRAC, le 19 à Montbéliard du 6 février au 4 avril 2010.
Exposition très intéressante dans laquelle on peut voir trois approches différentes du motif. L'œuvre présentée de Marie Lepetit est exclusivement un travail de peinture : murale ou sur châssis. Une multiplicité de touches colorées et ordonnées donne un résultat surprenant.
Eleftherios Amilitos joue avec la transparence, les reflets,... Il crée par exemple des compositions murales avec de l'aluminium adhésif.
Alain Lambilliote présente une œuvre créée pour cette exposition. Il s'agit de grandes pièces fines de bois, peintes en blanc et fluo d'un côté. La lecture varie selon l'angle de vue. Fluidité, relief, la perception du lieu est changée.
A voir.

Lien :
Crac le 19

Poussières de sang


Poussières de sang, spectacle chorégraphique de la célèbre compagnie burkinabée Salia ni Seydou - Arsenal, Metz, le 4 mars.
C'est pour moi très rare de voir une représentation de danse contemporaine, cela a du m'arriver deux ou trois fois.
Je n'avais encore jamais assisté à un spectacle de danse contemporaine africaine. Voilà qui est fait ! C'est tout à fait surprenant de reconnaître à ce point l'Afrique dans cette chorégraphie ! Avec certaines formes de danse qui sont proches de la tradition.
Le lendemain, nous avons eu une discussion à l'école avec un critique de danse. Nous avons longtemps développé le fait que nous allions voir ce spectacle avec des préjugés sur l'Afrique (rythme, djembés,...) et que cela a pu se vérifier !
C'est sans doute la seule chose qui m'a déçu dans ce spectacle... Les passages sans musique étaient les plus frappants. Lorsque les danseurs passaient de mouvements saccadés, violents même à des déambulations au ralenti.
Ce spectacle m'a évoqué la violence, les rapports humains parfois cruels, l'animalité, la loi de la jungle.
N'étant pas un habitué du genre, je ne m'aventure pas plus dans cette critique.

Lien :
Poussières de sang - Salia ni Seydou

Chungking Express


C'est l'histoire d'un jeune policier hong-kongais et de son amie, que l'on voit à deux époques différentes.
Dans toute la première partie du film, on suit le policier déçu d'avoir perdu son amour. Il tombe sur cette femme, on ne sait pas qui elle est, avec le visage caché de lunettes de soleil et une perruque blonde. On pense qu'elle est occidentale.
Puis la deuxième partie du film explique qu'elle est en fait son amour revenu déguisé. On nous montre comment ils se sont connus,...
Au milieu du film arrive le moment charnière (où l'on change d'époque). Là, on est un peu perdu ! Mais cela assure un effet de surprise et d'appréciation lors du dénouement !
Scénario très original. Film à voir si vous en avez l'occasion !

Filmographie :
Chungking Express, Wong Kar Wai, 1994

Lien :
Chungking Express sur allociné

L'éveil du printemps


© Maud Untereiner - Mutation - poupée, tissu et latex - 100 x 25 cm - 2010

L'éveil du printemps, texte de Frank Wedekind, mise en scène de Guillaume Vincent au théâtre en bois à Thionville.
Nous sommes allés voir cette pièce suite à un travail réalisé et exposé au théâtre durant les représentations.
La lecture de la pièce avait été pour moi très fastidieuse et je craignais de m'ennuyer à mourir au théâtre ! Et là, énorme surprise ! Une mise en scène très surprenante, avec des décalages actuels bien trouvés !
Les comédiens (jeunes) sont excellents, surtout le rôle de Moritz !
Très bon spectacle.

Lien :
L'éveil du printemps - cdtl